Photo de femmes à une fête qui se tiennent par la taille

Le jour où j’ai appris à (vraiment) aimer les autres femmes

J’ai l’impression qu’on m’a appris à me comparer aux autres femmes. A les jalouser, les détester, les envier.

À voir toutes ces publicités, tous ces visages parfaits, ces corps sans graisse qui dépasse, ces seins parfaitement rebondis.

À voir toutes ces séries où les filles s’attrapent les cheveux et se battent dans les couloirs de l’école parce qu’elles portent la même robe.

Ces femmes qui ne supportent pas qu’une autre soit mieux habillée, mieux maquillée.

Et quand les réseaux sociaux sont entrés dans ma vie, vers mes 14 ans, j’avais alors accès en mode “open bar” à des millions d’autres femmes, somptueuses, magnifiques, et parfois, retouchées.

On les jugeait, on les adulait, mais surtout, on les critiquait. Et ce n’était pas toujours les hommes qui s’en chargeaient. C’était beaucoup d’autres femmes.

Je n’ai pas grandi avec ce concept de sororité. C’est, finalement, un mot que je connais depuis quelques années seulement.

C’est depuis peu que je vois des groupes de femmes se créer, des “cercles de femmes”. Ou ces femmes qui se soutiennent dans les médias, qui s’encouragent sur Instagram en se disant mutuellement qu’elles sont belles.

Elles ne sont peut-être pas une majorité mais elles sont bien là, présentes pour changer de paradigme.

Parce qu’on nest pas née en détestant les autres femmes. On ne vient pas au monde en savourant d’avance le moment où on arrachera les cheveux d’une autre.

Le monde capitaliste joue avec nos insécurités. Toujours plus de maquillage, toujours plus de transformation physique non naturelle, de chirurgie, pour avoir le nez parfait, les joues creuses ou pleines (selon les modes).

J’ai grandi en me comparant tous les jours. Je n’étais jamais à l’aise dans mon corps, ni dans mon caractère, que je trouvais trop masculin.

Si je voulais te raconter tout ce qui m’a permis d’en venir là où je suis aujourd’hui, il me faudrait un livre entier. Alors je vais faire au plus simple.

Premièrement, prendre soin de moi, naturellement : ça englobe l’alimentation, le mouvement à travers différents sports. Les produits naturels pour ma peau et mes cheveux. Car c’est grâce à ça que j’ai pu retrouver une belle peau, sortir de mes problèmes de santé et perdre le poids superflu qui venait de la malbouffe.

Deuxièmement, la thérapie. Je ne parle pas que d’aller voir une super psy, mais également d’investir en soi.
J’ai acheté quelques cours en ligne qui m’ont permis de travailler sur moi. J’ai eu des séances de coaching sur plusieurs années qui m’ont transformée et m’ont permis de comprendre mes valeurs et de vivre en accord avec elles. Ça m’a permis d’être une femme plus alignée et beaucoup plus apaisée.

Troisièmement, m’entourer de femmes inspirantes. Ces femmes qui parlent en bien des autres femmes, qui ne les traitent pas de salopes parce qu’elles “chauffent” d’autres hommes. Des femmes qui comprennent les besoins cachés derrière les comportements. J’ai rencontré certaines de ces femmes en vrai, et j’en ai découvert beaucoup au travers d’Instagram. Des posts inspirants, doux, qui m’ont permis de me reconnecter avec ma part de sororité.

Quatrièmement, me reconnecter à mon féminin. Car pendant longtemps, mon plus gros souci était d’être totalement déconnectée de cette partie de moi. Je faisais des blagues de cul à longueur de journée, je me cachais derrière mes vêtements, je n’assumais pas ma sensualité, je vivais dans la honte, et je n’écoutais pas mes besoins. Ce n’est qu’il y a environ 4-5 ans que je suis entrée dans un processus de partir à la rencontre de ma féminité. Ma définition. J’ai cherché mon style vestimentaire, les coiffures que j’aimais bien, et j’ai testé beaucoup de choses. Je me suis même rasée la tête il y a deux ans afin de savoir comment je me sentais en tant que femme, sans mes cheveux.

Aujourd’hui, je sens que je trouve de plus en plus d’apaisement au fur et à mesure que j’accepte ma féminité.

Cinquièmement, avoir des moments rien que pour moi. Ça a été très difficile de me retrouver vraiment toute seule ces dernières années. Je vis en couple, et nous avons été dans plusieurs appartements assez petits, dont des une pièce, où je n’avais jamais d’intimité. Et je me suis rendue compte que c’était un besoin primaire pour moi, que d’avoir un espace pour moi. Alors j’ai trouvé cet espace dans la salle de bain, où j’y restais parfois simplement pour danser, chanter, me regarder dans le miroir. Lorsque mon chéri partait ne serait-ce que 15 minutes, je dansais, je tournais une vidéo, je me libérais dans mon cocon, avec moi-même.

Car on oublie souvent que nous sommes la relation la plus importante de notre vie. Bien-sûr que les autres sont importants, mais ils ne passent pas H24 de temps avec nous-mêmes.

J’apprends en ce moment même, à construire plus profondément cette relation avec moi. Je me parle plus souvent, je me dis des mots d’amour, je m’envoie des pensées positives. Ce sont des choses que je jugeais ridicules auparavant, alors qu’elles sont très importantes pour développer une belle relation consciente avec soi. Cela permet également de ralentir, de prendre son temps, et de se connecter à notre monde intérieur.

Une femme qui est bien dans sa vie et dans sa peau ne juge pas les autres femmes. Parce qu’elle se sent apaisée et profondément bien. En fait, le jugement et la comparaison proviennent de ses propres insécurités.

Quand tu prends du temps pour toi, pour faire ce que tu aimes, prendre soin de toi, chérir ton corps avec une alimentation saine et du mouvement, apporter de la paix à ton âme au travers de belles relations amicales et amoureuses, tu te nourris profondément. Tu t’acceptes, tu t’aimes.

La comparaison vient d’un état de mal-être. Parce qu’on se sent un peu nulle, parce qu’on a envie de plus, de mieux.

Les femmes qui dégagent une véritable confiance n’ont pas besoin ni envie de rabaisser les autres.

Elles ont, au contraire, envie de célébrer les autres femmes, leur beauté, leurs réussites.

Finalement, plus j’apprends à m’aimer, plus j’aime les autres femmes. Parce que mes relations sont un reflet direct de qui je suis et de mon état intérieur. Les nouvelles amitiés que j’ai ces dernières années ne sont pas les mêmes que celles que j’avais par le passé.

Ce sont des amitiés encore plus conscientes.

Je me sens attirée par des femmes qui vont de l’avant, qui veulent apprendre à se connaître, qui célèbrent les autres femmes, qui sont douces et fortes, qui ont de beaux projets, qui ont soif de voyage. Bref, des femmes qui me ressemblent et ou qui sont pour moi un modèle.

Cet article est finalement très simple, et j’aimerais te partager en détail tout ce qui m’a conduit à en arriver à cet état d’esprit que j’ai aujourd’hui.

Car ce chemin a commencé il y a longtemps, peut-être vers mes 17 ans, quand j’ai compris que je vivais de manière peu consciente, avec de la malbouffe à tous les repas, et des relations pas toujours saines.

On en reparlera très prochainement.

En attendant, prends soin de toi, et si tu souhaites réserver une consultation pour qu’on puisse parler de ta santé féminine, envoie-moi un email : contact.saramkz@gmail.com

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