Le coup de barre du Ramadan
3/22/20262 min temps de lecture


Le dernier repas que l’on va manger va fournir de l’énergie sous forme de glucose.
Le surplus sera stocké par le foie sous forme de glycogène, qui est une source d’énergie rapidement utilisable.
En fait, les 4 à 6 premières heures après le repas, le corps va exclusivement puiser l’énergie des aliments que l’on vient de manger.
Les 6 à 12h suivantes, il va aller puiser dans le carburant de secours : le glycogène.
Le foie va libérer ce “glucose de réserve” pour alimenter les organes vitaux, comme le cerveau, qui en a absolument besoin.
Au delà des 12h, les réserves de glycogène s’épuisent. C’est à ce moment que le corps va aller puiser directement dans les réserves de graisse ; et c’est ce qu’on appelle le début de la cétose. Dans cette phase, le foie va transformer les acides gras en ce qu’on appelle les corps cétoniques, qui est une autre source d’énergie pour le cerveau et le corps.
Le coup de fatigue qu’on peut ressentir au cours de la journée est totalement normal ; c’est généralement le moment où le cerveau (qui fonctionne au glucose) commence à moins recevoir de son carburant normal.
Et c’est à ce moment que le foie transforme une partie de ces graisses en acides gras, et une autre partie en corps cétoniques. C’est un processus qui demande de l’effort à l’organisme.
Durant ce processus, le cerveau, qui est en baisse de régime, envoie des signaux de fatigue pour nous faire ralentir, économiser de l’énergie.
D’ailleurs, pourquoi une partie de ces graisses est transformée en acides gras et l’autre en corps cétoniques ?
La plupart de nos cellules (les muscles, le coeur, les reins) peuvent utiliser des acides gras directement comme source d’énergie. C’est leur carburant en période de jeûne.
Ces acides gras vont voyager dans le sang et être brûlés par les cellules pour dégager de l’énergie.
Mais, le cerveau lui, ne peut pas fonctionner avec ces acides gras. Comme on l’a vu, en temps normal, il fonctionne au glucose. La barrière hémato-encéphalique qui le protège est imperméable aux acides gras.
Et c’est pour ça que le foie a trouvé une autre astuce : il capte une partie des acides gras qui circulent dans le sang afin de les transformer en corps cétoniques, qui eux sont hydrosolubles, c’est à dire, qu’ils peuvent se mélanger à l’eau. De ce fait, ils peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique.
Bref, pour revenir à notre baisse d’énergie, c’est généralement dans ces moments (quand l’organisme transitionne vers les graisses) où l’on sent un creux, que l’on va vouloir manger afin de faire remonter notre taux de glucose.
Heureusement, ces coups de barre ne sont pas toujours intenses. Plus notre corps s’habitue à fonctionner sur ses graisses, plus cette transition deviendra fluide. Le corps devient alors plus flexible sur le plan métabolique. C’est pour cela qu’il faut parfois plusieurs jours de ce type de jeûne pour se sentir plus en forme.
On va également chercher, notamment durant le mois de Ramadan, à éviter les repas avec un IG (Index Glycémique) élevé. En favorisant les bon gras, les légumineuses et les légumes, on assure une libération lente et régulière de glucose, ce qui nous évite des pics et des chutes brutales de la glycémie.
Liens utiles
Me contacter
Sara Markowicz
Je suis naturopathe depuis 2017 et accompagne les femmes désirant retrouver une bonne vitalité et une bonne santé.
Après plusieurs années de formation et d'éxperience, je vous donne les clés pour devenir responsable de votre propre santé et épanouissement personnel.