J’étais juste aujourd’hui chez des gens, très gentils.
Mais je ne m’y sentais pas à l’aise. Je me sentais oppressée, je n’aimais pas les vibes et les conversations étaient pénibles pour moi.
Il y a quelques années , je me forçais à rester dans ce genre de situations pour faire plaisir et parce que, quand on est invitée, ça ne se fait pas de partir.
Mais au bout de deux heures, j’ai dit que j’avais un rendez vous de prévu et , tranquillement, je suis partie. Ouf. Encore quelques heures après, je sens l’impact de cet endroit et de ces conversations.
J’ai besoin d’être dans des endroits où je me sens à l’aise, où l’énergie est légère, chaleureuse. Où les conversations m’intéressent un minimum, où je me sens écoutée, et où je peux attentivement écouter également.
C’est fou le nombre de fois où je restais par peur de ce qu’on pourrait penser si je partais plus tôt.
Mais ces derniers mois , ça a changé en moi. J’ai envie d’être dans des endroits que j’aime, avec des personnes que j’aime. J’ai envie de rencontrer, de bouger. Mais plus de rester si ça ne me convient pas.
Parfois il faut faire un effort et patienter un peu pour voir si on se sent mieux. Je ne dis pas de se barrer au bout de quelques minutes.
Mais quand on ne le sent pas, il vaut mieux s’écouter.
J’ai appris à faire plus confiance aux sensations de mon corps. Peut-être que parfois, je ne vais pas apprécier une personne parce qu’elle me rappelle quelqu’un qui m’a provoqué un mauvais souvenir, un trauma. Peut-être. Mais ça ne m’oblige quand-même pas à continuer de parler à cette personne.
Si tu ne te sens pas bien quelque part, tu as le droit de partir. Donne toi cette autorisation. Qu’importe ce qu’on va penser de toi. Si ces personnes sont vraiment faites pour toi, elles comprendront.
Ça fait du bien parfois de casser les règles de la société.
Quand j’étais petite, j’allais souvent chez un membre de ma famille que je n’appréciais pas beaucoup. En fait, je m’y sentais mal à l’aise. Je me souviens encore de la fois où on my a laissé pour dormir ; j’ai eu peur toute la nuit. Je n’aimais ni cet endroit, ni les gens qui y habitaient.
Aujourd’hui je suis adulte et je choisis pour moi. Alors pourquoi m’imposer des moments désagréables alors que je pourrais faire autre chose ?
Je sais qu’il y a des moments de la vie où on n’a peut-être moins le choix. Mais quand on l’a, autorisons nous à nous écouter davantage. Ça fait du bien. C’est libérateur.
Tu es invitée chez quelqu’un que tu aimes bien mais tout le groupe passe la soirée à faire des blagues racistes ? Tu as le droit de partir. Même si c’est “juste” pour ça.
Tu es non fumeuse et toutes les personnes autour de toi fument ? Tu as le droit de partir. Ne reste pas pour être polie.
Il y a tellement de raisons pour lesquelles tu pourrais avoir envie de partir. N’aie pas peur de blesser les gens. Tu as le droit d’inventer un rendez vous ou un appel de ton chéri / ami qui ne se sent pas bien.
C’est ça ce que je kiffe dans les générations actuelles, c’est qu’il y a une grande remise en question de comment on faisait avant. Plein de choses ont besoin de changer.
On a de la chance d’avoir accès à plein d’informations, à de nouvelles thérapies pour apprendre à se connaître. A des technologies qui nous permettent de plus facilement réaliser nos rêves.
Alors prenons tout le positif qu’il y a là dedans et n’ayons pas peur de casser les codes. C’est comme ça que le monde évolue. ❤️
Je serais curieuse d’avoir vos retours : des situations où vous vous êtes forcées à rester ; des situations où vous êtes parties parce que vous vous êtes écoutées. Racontez moi ça en commentaire !